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Journées de la persévérence scolaire
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Les Journées de la persévérance scolaire

Texte de Johanne McMillan, adapté par Isabelle Ouellet, coordonnatrice régionale CAPS 

Les Journées de la persévérance scolaire, un événement de mobilisation régionale! 

La troisième semaine de février, le Québec entier vibre au rythme des Journées de la persévérance scolaire (JPS). À cette période névralgique de l’année, des milliers d’activités et de gestes sont posés en faveur de la persévérance scolaire de nos jeunes ; des activités de sensibilisation auprès des jeunes, des parents et des employeurs, des activités médiatiques, des ateliers, des conférences, des activités dans les classes, des gestes d’encouragement  etc. L’objectif? Il s’agit de mobiliser et d’activer la communauté autour des jeunes pour leur parler d’efforts, de persévérance, des risques du décrochage scolaire et des avantages d’un diplôme ou d’une qualification. Il s’agit aussi de rappeler à la population que la persévérance scolaire, c’est l’affaire de tous et que chaque jeune a besoin d’encouragements quotidiens.

 

Soutenir les jeunes dans leur parcours vers un diplôme, ou une qualification, c’est important! Il est essentiel d’être présent pour les encourager, les féliciter de leurs efforts et entendre ce qui les motive. La persévérance scolaire est un enjeu de tous les instants et les Journées constituent un temps fort dans l’année pour en parler. Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les JPS partout au Québec,  consultez le site Internet www.perseverancescolaire.com.

 

Pour tout ce qui se fait en persévérance scolaire en Outaouais : www.tableeducationoutaouais.com/caps

Pourquoi encourager la persévérance scolaire? 

Au cœur même de la réussite scolaire, il y a la persévérance. Sans elle, les jeunes risquent de décrocher avant d’avoir obtenu un diplôme ou une formation qualifiante. Les perspectives s’assombrissent alors quant à leur salaire, leurs conditions de travail, leur santé et leur qualité de vie. Le niveau de scolarité constitue le facteur déterminant le plus puissant de la qualité des emplois occupés et des revenus des particuliers. Les personnes qui détiennent au moins un diplôme d'études secondaires augmentent leurs chances:

  • D'obtenir un emploi bien rémunéré
  • D'exercer un pouvoir de décision dans les entreprises qui les embauchent
  • De disposer de plus d'autonomie professionnelle dans leurs tâches
  • D'avoir un emploi de meilleure qualité sur le marché du travail

Un jeune qui n’a pas complété de formation secondaire ou professionnelle vivra avec un revenu inférieur de 15 000$ à celui des jeunes ayant obtenu un diplôme. Cette perte de revenu annuel devient d’autant plus considérable lorsque l’on prend en compte toute la durée de vie active de l’individu, surtout dans un contexte où les emplois peu qualifiés sont de plus en plus rares. Il connaîtra possiblement 2,1 fois plus d’épisodes de chômage, verra son espérance de vie réduite de sept ans et courra 1,7 fois plus de risques de faire partie de la population carcérale1.

 

Selon Statistique Canada, entre 1990 et 2007, les exigences du monde de l’emploi ont passablement changé:

  • Le nombre d’emplois n’exigeant aucune qualification a diminué de 41,8%
  • Le nombre d’emplois nécessitant des études postsecondaires a augmenté de 71,2%
  • On note une augmentation de 109,6% du nombre d’emplois exigeant un diplôme d’études universitaires

Au Québec, trop de jeunes célèbrent leurs 20 ans sans avoir complété leur formation secondaire ou professionnelle, ce qui a de graves conséquences pour les individus et pour la société dans son ensemble.

 

«Le phénomène du décrochage représente pour le gouvernement un manque à gagner de 120 000$ par décrocheur, en dollars actualisés. Ce montant correspond aux taxes et impôts perdus et aux services sociaux additionnels que les décrocheurs requièrent. En tenant compte du coût additionnel associé aux raccrocheurs, le manque à gagner pour la société québécoise totalise 1,9 milliard de dollars en valeur actualisée par année1

 

Au-delà de ces considérations économiques, le décrochage scolaire prive le Québec du plein potentiel de milliers de jeunes.

 

La persévérance scolaire est un enjeu de tous les instants qui mérite une attention constante tout au long de l’année. Même si les jeunes sont au cœur de leur réussite, nous avons tous un rôle à jouer pour encourager la persévérance scolaire.

 

Comment encourager la persévérance scolaire lorsqu’on est parent?

  • Donner le goût de lire et d’apprendre à ses enfants
  • Conserver le lien d’attachement, poser des questions et servir de modèle
  • S’engager dans la vie scolaire de ses enfants
  • Fournir un bon encadrement pour les devoirs et les leçons
  • Encourager l’effort, indépendamment des résultats
  • Offrir du soutien lors de périodes difficiles
  • Favoriser l’autonomie sans délaisser la supervision parentale
  • Surveiller la fatigue liée à une surcharge de travail ou d’activités
  • Aider ses enfants à identifier leurs forces et à se projeter dans l’avenir
  • Valoriser l’éducation et l’obtention d’un diplôme

Comment encourager la persévérance scolaire lorsqu’on est enseignant?

  • Connaître et nommer les forces et les défis de ses élèves
  • Reconnaître l’effort et valoriser la persévérance
  • Travailler avec le jeune et ses parents pour favoriser sa réussite
  • Développer la qualité des relations enseignant-élève
  • Faire découvrir de nouvelles passions à ses élèves
  • Démontrer l’utilité des choses apprises
  • Amener ses élèves à avoir des buts
  • Combler les retards d’apprentissage
  • Dépister rapidement les élèves qui risquent de décrocher

Comment encourager la persévérance scolaire lorsqu’on est direction d’école?

  • Connaître les caractéristiques sociodémographiques de son milieu
  • Favoriser l’engagement de la famille et de la communauté dans la vie scolaire
  • Se montrer ouvert aux projets favorisant la persévérance scolaire
  • Rehausser le sentiment d’appartenance des jeunes à l’école
  • Prendre des mesures pour aider les élèves à risque
  • Créer des liens entre les études et le marché du travail
  • Fournir des services spécialisés en fonction des besoins des jeunes

Comment encourager la persévérance scolaire lorsqu’on est employeur?

  • Respecter l’âge légal d’embauche, qui est fixé à 14 ans par les normes du travail, et répartir les heures de travail pour les employés âgés de 16 ans et moins, de manière à ce qu’ils ne soient pas au travail entre 23 h et 6 h, conformément à la Loi sur l’instruction publique
  • Idéalement, limiter la semaine de travail des employés étudiants à un maximum de 15 heures, durant la période scolaire
  • Offrir un horaire de travail allégé en période d’examens
  • S’intéresser au vécu scolaire de ses employés étudiants

Arborer le ruban!

Un symbole commun unit depuis 2010 les acteurs de la persévérance scolaire. Initié par le CREVALE de la région de Lanaudière, le symbole est aujourd’hui adopté par l’ensemble des IRC. En 2012, c’est plus de 250 000 rubans qui ont été distribués partout au Québec. Le ruban vert et blanc est rempli de signification et est porteur d’espoir.

 

 Le ruban vert et blanc est l’expression d’une valeur, d’un engagement à l’égard de la persévérance scolaire.

 

Le vert symbolise la jeunesse et l’espérance. Il représente les jeunes qui ont besoin de reconnaissance et de valorisation pour persévérer.
Le blanc, synthèse de toutes les couleurs, est la métaphore de la communauté qui contribue au développement des jeunes.
Les deux rubans, entrecroisés illustrent le lien qui les unit.
La boucle, ouverte vers l’infini, est la promesse d’un avenir meilleur.

Porter le ruban de la persévérance scolaire, c’est afficher son engagement à soutenir les jeunes dans leurs efforts et leur réussite scolaire.

À retenir

  • Trop peu de jeunes obtiennent un diplôme après 7 ans au Québec : seulement 73,8 % en 2009-10[1]2.
  • Il en coûte cher aux jeunes de fêter leurs 20 ans sans aucune qualification : 15 000 $ de moins au salaire annuel[2].
  • Ils ont besoin d’un diplôme pour réaliser leur projet de vie : on observe une augmentation des emplois nécessitant une qualification.
  • L’avenir des régions passe par une main-d’œuvre qualifiée et diplômée de même que par une relève citoyenne active. 

En résumé dans un encadré (si souhaité par l’éditeur)

Les Journées sont un moment privilégié pour:

  • S’afficher en faveur de la persévérance scolaire.
  • Poser des gestes et faire des actions en faveur de la persévérance scolaire.
  • Valoriser les efforts des jeunes et souligner le travail des parents, des enseignants et de toute la collectivité.
  • Parler du décrochage scolaire et de ses conséquences.

[1]Sources:1: Savoir pour pouvoir : entreprendre un chantier national pour la persévérance scolaire, Rapport du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec, 2009.2 : MELS